Les mendiants de Genève!
L’actualité a instauré malgré moi des rubriques à mon blog : Rubrique Mendiants, Rubrique Musiciens, Rubrique Pierre Maudet… Les deux premières passent à la trappe. Durant 3 mois et presque quotidiennement j’ai attiré l’attention sur cette précarité.
La ville de Genève, ne fait rien. C’est le statu quo. Les mendiants sont de plus en plus nombreux. Ils ne viennent pas tous de Roumanie. Certains sont de notre cru, des Suisses.
Ils se placent toujours dans les mêmes endroits. Les endroits les plus fréquentés comme les entrées des banques, des postes ou des grandes surfaces, sur le trajet des touristes, s’invitent dans les fast food, restaurants et bistrots. Des fois on assiste impuissants à une foire d'empoigne autour des sites les plus porteurs en monnaies. Chacun défend son carré et la loi du plus fort celle qui donne toujours raison règne dans la rue.
Des femmes avec bébé, des enfants faisant la manche, des handicapés moteurs, de faux handicapés, des acteurs débitants des scénarios mal ficelés…il y a de tout. Ils changent de méthodes des fois en devenant laveurs de pare-brise ou distributeurs de flyers. Chaque jour, ils se rassemblent du côté de la gare le matin à la Sortie Notre Dame du Métro shopping et l’après-midi ils occupent les marches qui mènent à l’UBS et Starbucks café. C’est leur quartier général dans la journée. De temps en temps, ils mènent à travers la Rue du Mont-Blanc une campagne de "manche" en quadrillant intelligemment toute la surface, pas moyen de passer entre les mails de leur filet.
Demander l'aumône, n’est pas chose facile. Tendre la main pour une pièce, baragouiner deux mots en français cassé, apitoyer les autres pour attirer l’attention sur sa misère est humainement difficile à assumer aussi bien pour celui qui mendie que pour celui qui est sollicité pour ouvrir son porte monnaie. On ne peut pas donner à tout ce beau monde. Et une petite pièce par jour est une goutte de monnaie dans un océan de misère. Amender les mendiants ou leur payer le bus pour retourner chez eux n’est pas une solution. Ces gens ont fui leur pays dans des conditions difficiles et ils sont venus chercher chez nous un certain confort que nous ne pouvons leur offrir. Moi personnellement je sèche devant un tel problème que les politiques ignorent superbement. Mais jusqu’à quand ?
Las de prendre des photos des mêmes mendiants et musiciens de rue aux mêmes endroits, j’ai décidé de mettre fin à cette rubrique en espérant avoir sensibilisé un tant soi peu sur ce problème humain.
Voir aussi cette note: La mendicité des temps modernes!
Rubrique Pierre Maudet
Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages
Genève, n'est pas une poubelle

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