Taxi driver
Samy Naceri, n’est pas le seul taxi driver à défrayer la chronique. Certains taximen genevois font parler d’eux aujourd’hui en Une et manchette de la Tribune de Genève. Notre quotidien bleu payant titre au sujet de ces chauffeurs rémunérés au compteur: « Course pas rentable : les clients sont refusés ». Les taxis à Genève aéroport n’aiment pas le petit gain, les petites courses les rebutent. Inspirés par l’endroit de la prise en charge (l’aéroport) les voilà prêts pour de long courrier à travers la ville. Pas question d’un vulgaire inter quartier de quelques centaines de mètres.
Un taxi à l’aéroport c’est la première impression après le douanier qu’on a en tant que touriste du pays qu’on visite, C’est un métier important pour notre tourisme.
J’ai pas mal bourlingué et ce genre de nouvelle pratique genevoise me rappelle des souvenirs collectés dans des pays en voie de développement. Dans ces pays, certains taxis, il faut utiliser certains pour ne pas fâcher certaines honnêtes personnes, usent et abusent de leur position dominante de transporteur individuel. Dans leur cahier des charges: pas de petite course, pas d’entrée au centre ville pendant les heures de pointes, pourboire obligatoire, ce sont eux qui choisissent la destination, il vous impose leur musique de super marché et la fumée de leur cigarette… Et surtout, il ne faut pas la ramener si pour une question de compteur vous leur indiquez le chemin le plus court qui mène à Rome. On vous répondra : vous voulez prendre ma place ? Nous ne sommes pas encore arrivés à ce stade mais au rythme où vont les choses c’est un scénario qui commence à prendre forme.
Laisser un client faire un kilomètre ou deux à pieds…ça use, ça use… vous connaissez la chanson…avec ses bagages au beau milieu de la nuit, ce n’est pas sympa pour notre tourisme qui donne à nos visiteurs payants une mauvaise image de notre cité où certains taxis rappellent le « banditisme »de leur collègues des pays en voie de développement.
Aujourd’hui le Jet d’eau a cessé son activité à 13h50 exactement. J’en suis témoin. J’étais aux premières loges du côté des Bains des Pâquis quand soudain, tout à coup, subitement (autant d’adjectifs pour marquer ma surprise) sans crier gare et sans prévenir, mon Jet d’eau a pris congé de toute l’assistance présente autour de la rade. Il est allé jouer à l’Euro millions ce vendredi 13 ou acheter en last minute le cadeau du samedi 14, je parle du préposé à son bon fonctionnement. Soyons sérieux, la bise a mis le Jet d’eau KO deux heures avant la fin du spectacle.