Evasion ou fraude fiscale, c’est du kif kif...
Genève, le 23.02.09
Dans ma jeunesse j’étais nul en math. En grandissant, y a pas eu d’amélioration. Je patauge toujours dans le plus et le moins, j'évite la division et je me dédouble avec la multiplication. Mais je n’ai pas besoin d’un banquier pour compter les quelques sous qui me restent après avoir honoré mes interminables et éternels factures. Je ne fais pas de placements, je ne spécule pas, je suis un mauvais client bancaire. Avec moi, les futurs conseillers sont déjà au chômage avant d’avoir fini leurs études.
Avec un air amusé et désabusé je regarde sans intérêt l’affaire de la mauvaise affaire UBS. Grâce à cette banque la Suisse passe aux yeux de la Planète pour un pays qui attire les capitaux illégaux, puisqu’ils ne sont pas entièrement déclarés. Evasion fiscale ou fraude fiscale, c’est du kif kif bourricot ! Soustraire sa fortune au fisc de son pays et faire des arrangements entre amis avec des Etats qui commercent avec le secret bancaire, c’est du vol. Et les banquiers qui n’ont pas de conscience sont complices.
Pour quelques centaines de francs, le citoyen suisse ordinaire qui s’aventure à jouer avec l’institution des impôts, qui en passant applique un baromètre à géométrie variable pour la taxation selon la tête et la fortune du client, risque de grands problèmes. Il peut être condamner pour activité illégale de soustraction de petites clopinettes qui ne deviendront jamais de grands capitaux. Par contre on fera tout pour renforcer notre image de paradis fiscale pour étranger détenteur de fortune.
L’office du tourisme, à court d’idées peut utiliser cet argument de poids. On a le couteau suisse, la vache, le fromage et la fondue suisse, le chocolat suisse, la swatch et les montres suisses et la banque suisse qui vous aide à « blanchir » votre argent…en toute conscience.
Photos du Jet d'eau aujourd'hui vers 14h15: